Avec Marielle et Vincent, nous voilà dans les Écrins mi-avril. La météo nous sourit toujours, et les conditions aussi ! La perturbation s’est décalée et nous attaquons notre raid sous un bel anticyclone et avec des températures de saison. Ce qui veut dire regel parfait en restant dans le timing… on sait faire !
Il n’y a plus qu’à profiter et vivre des instants privilégiés au cœur du massif des Écrins. Nous avons réalisé, si l’on peut dire, un tour plus ou moins classique du massif.
Un demi-tour de la Meije. Classique dans les Écrins veut dire longues bambées, réveils aux aurores, skis sur le sac pour passer les cols, et des moments sportifs où il faut avoir le goût de l’effort !
Partis des remontées mécaniques de La Grave, après quelques descentes en guise de rencontre et d’échauffement dans une petite poudre discrète sur le Glacier de la Girose mais agréable, on profite ! Puis vient l’heure de basculer dans le vallon de la Selle pour rejoindre le refuge où nous allons passer la nuit. Bingo : plus de 700 m de pur ski ! Ça donne le ton du séjour !
L’après-midi au refuge, nous prendrons le temps de voir des manipulations qui permettent de mixer alpinisme et ski afin d’évoluer avec plus de sécurité en ski de randonnée : s’encorder, faire des anneaux de buste, planter un piton, poser un friend, réaliser un amarrage avec les skis ou la pelle, et bien sûr le mouflage. Une après-midi studieuse dans un cadre grandiose, face au groupe montagneux du Soreiller !
La suite de notre parcours nous mène au refuge du Promontoire, gardé par la courageuse Sandrine. Pas facile de gérer un refuge sans eau, bondé quand la météo est belle, avec une cuisine finalement exiguë : sacré boulot ! Pour rejoindre le refuge du Promontoire, on vise ski aux pieds les pentes sud du Replat, qui s’annoncent excellentes dans notre imaginaire… et nous avons été gâtés !
Puis nous sommes passés au refuge du Châtelleret. Ce n’est pas sans une certaine amertume de voir ce refuge vide à cette période : il y a quelques années, cela aurait été notre refuge pour la nuit. Maintenant, il faut monter au refuge du Promontoire. Non pas que cela nous déplaise, mais j’aime bien le Châtelleret. Après quelques heures à griller notre capital soleil, nous voilà au Refuge Promontoire !
Le lendemain la majorité des cordée partent pour le tour de Meije, pour nous le projet, c’est le col du Clot des Cavales. Je n’ai jamais vu un enneigement aussi important dans le vallon des Étançons : la montagne est magnifique !
Au petit matin, nous sommes rapides à partir pour rejoindre notre itinéraire du jour. Il faut chausser rapidement les crampons ; la neige sous les crampons est excellente, elle grince de ce bruit si unique, bien connu des alpinistes.
On monte en direction de notre col, le temps file, et l’on rejoint enfin le soleil dans le versant du Clot des Cavales. S’ensuit une descente dans le thème de nos trois jours : beau temps, belle neige !
Encore un peu de poussette, de portage, de glisse, et nous rejoindrons notre voiture au Pied du Col, sur la commune de Villar-d’Arêne. Du jamais vu pour moi, cet enneigement : un vrai bonheur.
On revient ravis, avec le corps fatigué de cette escapade alpine !
Merci à vous pour cette parenthèse autour de la La Meije.






























































































