Ski de randonnée autour de Serre Chevalier

Avec Rolf et ses amis, depuis quelques années, on se retrouve pour skier autour de Briançon à la journée.

Chaque soir, on fait le point afin d’établir le programme du lendemain, quitte à le revoir le jour J pour affiner et profiter des meilleures conditions de ski de randonnée.

Cette année, après une chute de neige, nous sommes montés skier au-dessus du col du Lautaret pour évoluer dans le secteur des crêtes de Côte Plaine, en poudreuse sur fond dur, face à un panorama de rêve…

Le lendemain, au départ de Serre-Chevalier, pourtant pris d’assaut par les skieurs vacanciers, en basculant dans le secteur de la Vallouise, on se retrouve rapidement seuls. On a surtout le sentiment et nous en sommes convaincus, de prendre moins de risques que de skier sur les pistes.

Dernier jour : secteur de Sestriere, en attendant le petit retour d’est propice à de grandes quantités de neige, mais qui, le jour J, est arrivé plus tard que prévu !

Un bon cru cette saison 2026 qui continue de nous surprendre !

Sommet du Gelas à ski et traversée au refuge de Nice

Après notre belle traversée à ski de randonnée de la veille entre le refuge de la Cougourde et le refuge de la Madone on prend la direction du refuge de Nice .

Au petit matin, il fait encore nuit et, à la lumière de nos frontales, nous rejoignons le pont de la Vacherie de la Madone.

On devine l’ombre du grand Cayre de la Madone et du Ponset.

Naturellement, le rythme de l’ascension s’installe et les premières lueurs du jour nous rattrapent au pied de l’arête de la Fenêtre, sous le Petit Cayre de la Madone.

Le massif du Mercantour est magnifique, recouvert d’un épais manteau de neige.
Ce vallon glaciaire, aux multiples micro-reliefs, se remonte comme un labyrinthe. À chaque instant, il faut s’adapter pour trouver le passage le plus fluide.

Rapidement, les sommets entre le Ponset et le Petit Cayre de la Madone passent dans notre dos. On devine les couloirs et goulottes de ce versant, pour l’instant plutôt en conditions sèches.
Plus loin se dessine le mont Néglier et son couloir nord.

Le soleil nous rejoint pour la dernière partie de l’ascension. Le couloir Est du Gelas est déjà baigné de lumière et semble en conditions parfaites.

Nous le remontons en une trentaine de minutes et atteignons le sommet du Gelas à 3143m point culminant du massif du Mercantour. La Vierge disparaît sous une impressionnante quantité de neige. Tout l’arc alpin s’ouvre devant nous, offrant une vue à 360°, avec toujours la Corse qui se devine au loin.

C’est beau. Nous le savons : nous avons de la chance.

Le temps de quelques photos et nous partons skier le couloir Est du Gelas. La neige est bonne mais demande précision et attention.

La cerise sur le gâteau arrive avec la descente par les vires qui rejoignent l’extrémité du lac Long, dans la vallée de la Gordolasque, en conditions parfaites.

Mais l’envie de skier est toujours là. Nous remontons alors au pied de la Malédie pour profiter d’une dernière combe qui nous mène directement au refuge de Nice, où Christophe, le gardien, nous accueille toujours avec le sourire et une cuisine au top.

Encore une magnifique journée de raid à ski dans le massif du Mercantour.

Mercantour, Cime Guillié 2999m en ski de randonnée

Du 25 au 28 février dernier, avec Olivier et Caro, nous avons réalisé une petite traversée du massif du Mercantour.

Après avoir déposé une voiture en Gordolasque, qui serait l’arrivée de notre boucle à ski, nous sommes partis du parking du Boréon.

Nous avons remonté le vallon des Erps, au pied du versant ouest du mont Pelago (2 768 m). C’était agréable de se retourner et d’apercevoir la station de ski de La Colmiane et les montagnes alentours bien enneigée, comme dans mes souvenirs d’enfance.

Bien que classique, le sommet du Guillié a été un très beau choix et nous a permis une ascension progressive, même s’il a tout de même fallu avaler 1 500 m de dénivelé positif.

Plus nous montions, plus la vue s’ouvrait derrière nous : d’abord la mer, puis bientôt tout l’arc alpin.

Mes compagnons ont découvert le charme du massif, et c’était génial ! Cette ambiance et cette météo nous ont accompagnés pendant ces quatre jours de ski de randonnée.

Puis ce fut la descente, en jouant avec les pentes. Malgré une forte chaleur, la neige est restée parfaite dans le premier tiers, puis elle s’est humidifiée… et enfin, dans le bas, c’était la « polenta » — une expression très sudiste pour décrire une certaine qualité de neige !

Dans le bas du vallon de Sangué, un petit coup de peaux de phoque nous a permis de rejoindre notre premier refuge : le refuge de la Cougourde, au pied du sommet du même nom.

Cette première journée a donné le ton et a promis une belle suite pour cette traversée à ski dans le massif.

Raid à ski sauvage dans les Hautes Alpes

Pendant trois jours, du 23 au 25 janvier 2026, nous sommes partis skier dans les Hautes-Alpes, dans la vallée de Freissinières, au-dessus du hameau de Dormillouse.

Vallée bien connue pour la cascade de glace en France, c’est aussi un jardin secret pour le ski de randonnée, si l’on accepte de longues approches

Le gîte de l’école  est un excellent point de départ pour réduire ces approches et aller explorer les pentes alentours !

C’était l’idée de nos trois jours passés là-haut.

Au programme : neige viergepremière trace tous les joursaccueil au top, mais aussi la plus grande méfiance avec une nouvelle couche de neige fraîche reposant sur une couche fragile enfouie, bien réactive. Nous avons pu assister à un départ par propagation, ce qui nous a bien confirmé le risque élevé dans le secteur.

Nous sommes donc restés prudents pendant ces trois jours, en skiant des pentes à moins de 30° et en restant loin des zones raides, afin de profiter au maximum du coin.

Trois jours incroyables pour ceux qui accepte de partir loin, de faire des dénivelés important pour aller chercher les pentes sauvages.

Et comme toujours, un grand merci à Vero et Laurent qui me font confiance chaque année, la suite de nos trois jours de raid à ski en photos…

Mini-raid à ski et formation au déplacement en milieux hivernal

Comme chaque début de saison hivernale, j’aime animer des formations au déplacement à ski en milieu hivernal dans le Briançonnais.

Ce sont des moments où les stagiaires prennent le temps de se former ou de revoir des thèmes déjà abordés, mais qui font toujours du bien avant de repartir sur les skis.

Cette année, je teste la formule du mini-raid à ski avec une nuit en refuge pour une immersion totale !

Le premier jour, après un temps en salle pour faire connaissance, lire le BERA du jour et noter les points qui nous semblent importants, nous partons sur le terrain en utilisant les remontées mécaniques de Montgenèvre.

Le BERA indique un risque de 4 sur l’échelle de 1 à 5, 5 étant le plus fort.

Après différentes observations et tests nivologiques, nous avons déduit que, dans le secteur où nous avons évolué, le risque était plutôt inférieur à celui annoncé.
Montgenèvre étant sur la frontière, le bulletin ARPA Piémont, lui, annonçait un risque de 3.

Le vent, ce jour-là, soufflait fort. Nous avons donc rapidement pris la route de notre refuge afin de nous abriter.

Au refuge, nous nous remettons dans la préparation de la course de ski de randonnée du lendemain.
Un exercice parfait pour impliquer tout le monde grâce au CSV.

Au petit matin, départ skis aux pieds dans un paysage immaculé et blanc : c’est l’hiver, et c’est agréable.
Dans ce terrain tortueux, les stagiaires se relaient pour trouver le meilleur passage et, si besoin, donner les bonnes consignes afin de réduire les risques.

Au passage, réalisation d’un profil nivo pour comparer avec le secteur observé la veille.

Petit à petit, nous atteignons notre objectif du jour, avec une vue grandiose sur le massif des Écrins.

À nous maintenant la descente et la bonne neige, en skiant les bonnes bandes dessinées par le vent de la veille.

Finalement, c’est en bas que l’on trouve le meilleur ski en ce moment, loin des crêtes ventées et chargées.

Sûrement dans quelques bons vallons aussi !

Encore un beau week-end de ski et de réflexion sur notre déplacement à ski dans ce paradis blanc.

Recyclage Formateur A.N.E.N.A

Du 15 au 17 décembre dernier au 2 Alpes, j’ai participé au recyclage Anena.

Sur les thèmes: Faire la trace et Nivologie avancés.

Tout les deux ans environs nous devons assister à cette formation pour pouvoir à notre tour former les pratiquants de ski, amateur ou professionnel. Un stage très complet pour repartir sur de bonne base à chaque début de saison d’hiver.

En attendant votre prochaine formation sur le terrain je ne peux que vous conseiller d’ouvrier le livre

« Avalanches » au éditions du Mont Blanc facile à lire et très bien illustré, la nouvelle bible pour les pratiquants de ski de randonnée et freeride.

Ici au 2 Alpes, petites propagation d’une couche fragile temporaire :

Cartographie Systémique de Vigilance (CSV)

Depuis quelques années, on entend de plus en plus parler de la CSV – Cartographie Systémique de Vigilance.

C’est un moyen que je trouve très intéressant pour impliquer tous les participants, sans aucune exception, lors d’une sortie en ski de randonnée.

Du professionnel du ski de randonnée à l’amateur, c’est un excellent outil pour se réunir et préparer votre journée en montagne.

Voici le lien du site de l’inventeur de cette méthode, toute simple mais très importante à mon sens.

Je vais essayer de l’appliquer de plus en plus lors de mes prochaines sorties en ski de randonnée, mais aussi pendant mes voyages à ski.

Raid à ski dans le massif du Mercantour

Voici les photos d’un très beau raid à ski dans le Mercantour, réalisé il y a quelques années.
Jeune guide à l’époque, nous devions initialement partir pour effectuer le tour du Grand Paradis, un autre superbe raid des Alpes. Mais la météo n’était pas au rendez-vous.

J’avais alors changé les plans pour skier « à la maison », dans le Mercantour l’un des seuls coins des Alpes où le beau temps était annoncé pendant six jours consécutifs.

Comme le groupe de skieurs que j’encadrais, j’avais été surpris, en plein cœur de la saison de ski de randonnée, par le côté sauvage du massif du Mercantour.

Je m’en souviens encore : c’était grisant de skier cette belle neige de printemps, face à la mer, dans un massif loin d’être à sous-estimer.
Ici, c’est raide, les options pour passer d’un refuge à un autre sont multiples, les ingrédients parfaits pour faire partie des grands raids à ski des Alpes.

Ajoutez à cela la possibilité de rejoindre le départ du raid en bus et en train, et vous obtenez une aventure à la fois accessible et inoubliable.

Voici donc les images de notre raid à ski dans les Alpes-Maritimes.

Cette année, nous y retournons, du 22 au 27 mars 2026, pour parcourir à nouveau ces belles montagnes du Sud.

Norvège, Finnmarck

Ski de randonnée en Norvège : une aventure entre fjords et sommets

Partir skier en Norvège, c’est bien plus qu’un voyage. C’est une immersion dans un monde sauvage, silencieux, où les montagnes plongent dans la mer. Cette année, nous avons choisi une façon différente de découvrir ces paysages uniques : chaque matin, nous embarquions sur un petit bateau de pêche depuis un village isolé, perdu au bout d’un fjord.

Pas de route, pas de station. Seulement la mer, les montagnes, nous… et des pentes vierges à portée de spatule.

Une autre façon de vivre le ski

La Norvège est parsemée de petits villages de pêcheurs, calmes et authentiques. En les prenant comme base, on découvre une autre façon de vivre le ski de randonnée :

  • Naviguer pour atteindre les départs,
  • Dormir dans un hébergement confortable et chaleureux,
  • Accéder à des zones sauvages, loin des foules.

C’est aussi l’occasion de s’imprégner du mode de vie local et de prendre le temps. Ici, tout est plus lent, plus simple, plus vrai.

Les Lofoten et autre massif Norvégien

On pense souvent aux Lofoten ou aux Alpes de Lyngen quand on parle de ski en Norvège. Ce sont de superbes destinations, mais il existe bien d’autres endroits, moins connus, tout aussi incroyables. Nous avons exploré un secteur encore peu fréquenté, où chaque descente était une découverte.

Un projet qui nous a réunis

Nous étions une petite équipe, motivée et curieuse. Ce projet nous a permis de vivre quelque chose de rare : tracer nos lignes au-dessus de la mer, dans le calme absolu, avec un sentiment de liberté total.

Ce genre de voyage, c’est exactement ce qu’on aime chez NomadSkiGuide :
de l’aventure, de l’authenticité, du ski en pleine nature.

Dolomites, Val di Fassa

Ski de randonnée dans les Dolomites avec un guide de haute montagne

Après une aventure exceptionnelle au Groenland l’an dernier avec Edgar, Rodolphe et Pascal — des conditions de rêve pour un voyage à ski — nous avons décidé cette année de rester plus proches, en recentrant notre expédition dans les Alpes italiennes, plus précisément dans les Dolomites, en Val di Fassa.

Ce secteur est un véritable paradis pour le ski de randonnée, permettant de rayonner entre des massifs emblématiques comme le Catinaccio, le Sassolungo, le Pordoi, la Marmolada et bien d’autres joyaux alpins.

Base à Canazei et exploration à ski

Installés à Canazei, nous avons profité d’un hébergement confortable pour explorer chaque jour un nouveau secteur. Grâce aux remontées mécaniques bien présentes dans la région, nous avons combiné efficacement ski de randonnée et accès mécanique, optimisant ainsi les descentes tout en gardant l’aspect sauvage de la haute montagne.


Jour 1 — Cima Undici : une mise en jambes panoramique

Pour débuter en douceur, nous sommes partis vers la Cima Undici, un belvédère parfait pour observer les différents massifs. Malheureusement, la météo s’est montrée capricieuse et nous a suivis durant tout le séjour, entre éclaircies timides et nuages persistants.


Jour 2 — La Val Mezdi : première trace dans la vallée Blanche

Malgré une météo incertaine, nous avons décidé de tracer dans la célèbre Val Mezdi, un classique du ski de randonnée dans les Dolomites. Entre deux passages nuageux, la beauté des lieux nous a laissés sans voix : des montagnes aux formes sculpturales et une ambiance de carte postale. Le plaisir de faire la première trace dans cette cathédrale naturelle fut immense.


Jour 3 — Sassolungo et les caprices du vent

Direction le massif du Sassolungo. Le vent se fait sentir dès le Passo del Sassolungo, et une fine couche de neige fraîche semble avoir été déposée. L’ascension devient plus raide, les skis sont sur le sac et les crampons aux pieds pour les derniers 100 mètres. Au col, le vent est violent ; nous faisons une pause bien méritée au refuge Vicenza.
La descente est excellente grâce à une neige de qualité. Attention toutefois : les accumulations dues au vent peuvent devenir piégeuses, même si l’enneigement est faible. Une plaque de surface s’est déclenchée avec quelques coups de ski : une piqûre de rappel que la montagne reste imprévisible.


Jour 4 — Marmolada : descente majeure et poudreuse parfaite

Les modèles météo annoncent une fenêtre au-dessus de la Marmolada, le plus haut sommet des Dolomites. Résultat : une descente majeure dans une neige poudreuse incroyable grâce à la remontée mécanique , suivie d’une montée en peau de phoque pour savourer une dernière fois ces pentes mythiques pour le ski.


Jours 5 & 6 — Projet de tour du Catinaccio contrarié par la météo

Initialement, notre plan pour les trois derniers jours était de réaliser le tour du Catinaccio avec une nuit en refuge ou en bivouac. Ce parcours est faisable à la journée, mais nous voulions prendre notre temps et explorer des itinéraires secondaires.
Hélas, les conditions météo (chaleur, neige instable, mauvaises prévisions) ne nous ont pas permis de finaliser le tour. Nous avons tout de même visité les vallées de départ et d’arrivée de ce projet, en skiant dans des zones sûres.


Pourquoi choisir les Dolomites pour un séjour en ski de randonnée ?

Les Dolomites du Val di Fassa sont une destination rêvée pour les amateurs de ski de randonnée accompagnés par un guide de haute montagne :

  • Massifs variés, terrain technique ou accessible selon les envies.
  • Un vaste réseau de remontées mécaniques qui permet de composer des itinéraires mixtes (ski de rando + freeride).
  • Une culture montagne bien ancrée, des refuges accueillants, et une esthétique alpine unique au monde.