Ski de randonnée au départ du refuge de la Cougourde

Après une première journée de raid à ski aux conditions très printanières du côté de la cime du Guillié, suivie d’une belle fin d’après-midi au refuge de la Cougourde, nous voici déjà au deuxième jour de notre aventure.

Plusieurs options s’offraient à nous pour rejoindre le refuge de la Madone. L’itinéraire le plus classique passe par le Pas des Ladres. Une autre possibilité consiste à gravir la Cime de l’Agnellière, dont de belles lignes permettent de rejoindre directement le refuge. Mais il existe aussi une autre option, une grande boucle par le versant italien.

Cet itinéraire passe par le sommet de la Cime de l’Agnel, avant de rejoindre le refuge Soria Ellena. De là, il faut remonter le vallon au pied de la Cime du Gélas (3143 m) pour gagner ensuite le col de Fenestre et revenir en France.

C’est cette option que nous avons choisie. Comme souvent au printemps, le réveil est matinal : il faut partir tôt pour profiter d’une neige juste transformée, douce et agréable à skier, gage de plaisir mais aussi de sécurité pour le skieur de randonnée.

À 9 heures, nous atteignons le sommet de la Cime de l’Agnel, la vue de la haut est époustouflante.. Quelques minutes plus tard, nous plongeons dans les pentes est. La neige y est parfaite : un vrai bonheur à skier.

Vient ensuite le moment de remettre les peaux pour rejoindre le col et basculer de nouveau côté français. Le timing est idéal et nous remontons le vallon à l’ombre du Gélas. Quel bonheur ! Je me souviens d’une sortie, il y a bien longtemps, où nous avions remonté ce même vallon sous un soleil de plomb, skis aux pieds…

La journée se termine par une superbe descente qui nous mène directement skis aux pieds jusqu’à la porte du refuge de la Madone.

Encore une journée magnifique de raid à ski dans le massif du Mercantour, conclue par l’accueil chaleureux de Patrick au refuge de la Madone de Fenestre.

Mercantour, Cime Guillié 2999m en ski de randonnée

Du 25 au 28 février dernier, avec Olivier et Caro, nous avons réalisé une petite traversée du massif du Mercantour.

Après avoir déposé une voiture en Gordolasque, qui serait l’arrivée de notre boucle à ski, nous sommes partis du parking du Boréon.

Nous avons remonté le vallon des Erps, au pied du versant ouest du mont Pelago (2 768 m). C’était agréable de se retourner et d’apercevoir la station de ski de La Colmiane et les montagnes alentours bien enneigée, comme dans mes souvenirs d’enfance.

Bien que classique, le sommet du Guillié a été un très beau choix et nous a permis une ascension progressive, même s’il a tout de même fallu avaler 1 500 m de dénivelé positif.

Plus nous montions, plus la vue s’ouvrait derrière nous : d’abord la mer, puis bientôt tout l’arc alpin.

Mes compagnons ont découvert le charme du massif, et c’était génial ! Cette ambiance et cette météo nous ont accompagnés pendant ces quatre jours de ski de randonnée.

Puis ce fut la descente, en jouant avec les pentes. Malgré une forte chaleur, la neige est restée parfaite dans le premier tiers, puis elle s’est humidifiée… et enfin, dans le bas, c’était la « polenta » — une expression très sudiste pour décrire une certaine qualité de neige !

Dans le bas du vallon de Sangué, un petit coup de peaux de phoque nous a permis de rejoindre notre premier refuge : le refuge de la Cougourde, au pied du sommet du même nom.

Cette première journée a donné le ton et a promis une belle suite pour cette traversée à ski dans le massif.

Ski camp dans le Piémont

La dernière semaine de janvier, en compagnie de Rolf et de ses amis skieurs, nous sommes allés skier comme l’an passé autour d’Oulx, dans le Piémont.

Tous excellents skieurs et passionnés, ils savent aussi apprécier la montagne avec simplicité et me font confiance.

L’an passé, malgré une année plus sèche en neige, nous avons vécu un excellent séjour et avons même pu nous autoriser quelques belles pentes raides.

Cette année, c’est une autre histoire : les quantités de neige sont énormes. En revanche, le risque d’avalanches est assez élevé à cause d’une couche fragile persistante, bien présente dans les massifs alpins cet hiver.

Au programme : pentes douces, loin des inclinaisons trop engagées, et un maximum de plaisir à découvrir encore et encore de nouveaux itinéraires sûrs, en ski de randonnée ou en utilisant les remontées mécaniques avant de mettre les peaux de phoque pour aller chercher quelques pentes vierges.

La Val Susa nous comble chaque année avec ses itinéraires où l’on se sent privilégié, à condition de garder l’œil ouvert. Un petit voyage à deux pas de la maison…

À quand votre tour ? Avec un accès facile en train depuis le nord de la France, c’est une excellente destination authentique pour le ski de randonnée et ski freeride !

Raid à ski sauvage dans les Hautes Alpes

Pendant trois jours, du 23 au 25 janvier 2026, nous sommes partis skier dans les Hautes-Alpes, dans la vallée de Freissinières, au-dessus du hameau de Dormillouse.

Vallée bien connue pour la cascade de glace en France, c’est aussi un jardin secret pour le ski de randonnée, si l’on accepte de longues approches

Le gîte de l’école  est un excellent point de départ pour réduire ces approches et aller explorer les pentes alentours !

C’était l’idée de nos trois jours passés là-haut.

Au programme : neige viergepremière trace tous les joursaccueil au top, mais aussi la plus grande méfiance avec une nouvelle couche de neige fraîche reposant sur une couche fragile enfouie, bien réactive. Nous avons pu assister à un départ par propagation, ce qui nous a bien confirmé le risque élevé dans le secteur.

Nous sommes donc restés prudents pendant ces trois jours, en skiant des pentes à moins de 30° et en restant loin des zones raides, afin de profiter au maximum du coin.

Trois jours incroyables pour ceux qui accepte de partir loin, de faire des dénivelés important pour aller chercher les pentes sauvages.

Et comme toujours, un grand merci à Vero et Laurent qui me font confiance chaque année, la suite de nos trois jours de raid à ski en photos…

Raid à ski autour de la vallée de Serre Chevalier

Avec Mathieu et Flore, tout juste arrivés de l’île de La Réunion, nous nous sommes retrouvés pour un raid à ski aux portes de Serre Chevalier.

L’idée de Mathieu — ou plutôt de Flore — était de réaliser un raid à ski avec des nuits en refuge ou en gîte, sans utiliser la voiture, en changeant de lieu chaque jour et en évoluant sur des terrains très faciles.

Début janvier, ce n’est pas un exercice simple, compte tenu du faible nombre de refuges ouverts, d’autant plus que nous avions exclu la vallée de la Clarée, déjà visitée l’an passé.

Je propose alors d’aller explorer la frontière italo-française et de skier dans le secteur entre Montgenèvre, le fond de Cervières et le hameau de Thures.

En acceptant de passer une nuit dans le refuge non gardé des Fonds de Cervières, un large éventail d’options s’ouvre à nous pour réaliser un beau raid à ski.

Option validée par Flore et Mathieu : la météo et les températures étaient de notre côté, nous permettant de réaliser cette belle boucle de quatre jours à ski

Mini-raid à ski et formation au déplacement en milieux hivernal

Comme chaque début de saison hivernale, j’aime animer des formations au déplacement à ski en milieu hivernal dans le Briançonnais.

Ce sont des moments où les stagiaires prennent le temps de se former ou de revoir des thèmes déjà abordés, mais qui font toujours du bien avant de repartir sur les skis.

Cette année, je teste la formule du mini-raid à ski avec une nuit en refuge pour une immersion totale !

Le premier jour, après un temps en salle pour faire connaissance, lire le BERA du jour et noter les points qui nous semblent importants, nous partons sur le terrain en utilisant les remontées mécaniques de Montgenèvre.

Le BERA indique un risque de 4 sur l’échelle de 1 à 5, 5 étant le plus fort.

Après différentes observations et tests nivologiques, nous avons déduit que, dans le secteur où nous avons évolué, le risque était plutôt inférieur à celui annoncé.
Montgenèvre étant sur la frontière, le bulletin ARPA Piémont, lui, annonçait un risque de 3.

Le vent, ce jour-là, soufflait fort. Nous avons donc rapidement pris la route de notre refuge afin de nous abriter.

Au refuge, nous nous remettons dans la préparation de la course de ski de randonnée du lendemain.
Un exercice parfait pour impliquer tout le monde grâce au CSV.

Au petit matin, départ skis aux pieds dans un paysage immaculé et blanc : c’est l’hiver, et c’est agréable.
Dans ce terrain tortueux, les stagiaires se relaient pour trouver le meilleur passage et, si besoin, donner les bonnes consignes afin de réduire les risques.

Au passage, réalisation d’un profil nivo pour comparer avec le secteur observé la veille.

Petit à petit, nous atteignons notre objectif du jour, avec une vue grandiose sur le massif des Écrins.

À nous maintenant la descente et la bonne neige, en skiant les bonnes bandes dessinées par le vent de la veille.

Finalement, c’est en bas que l’on trouve le meilleur ski en ce moment, loin des crêtes ventées et chargées.

Sûrement dans quelques bons vallons aussi !

Encore un beau week-end de ski et de réflexion sur notre déplacement à ski dans ce paradis blanc.

Recyclage Formateur A.N.E.N.A

Du 15 au 17 décembre dernier au 2 Alpes, j’ai participé au recyclage Anena.

Sur les thèmes: Faire la trace et Nivologie avancés.

Tout les deux ans environs nous devons assister à cette formation pour pouvoir à notre tour former les pratiquants de ski, amateur ou professionnel. Un stage très complet pour repartir sur de bonne base à chaque début de saison d’hiver.

En attendant votre prochaine formation sur le terrain je ne peux que vous conseiller d’ouvrier le livre

« Avalanches » au éditions du Mont Blanc facile à lire et très bien illustré, la nouvelle bible pour les pratiquants de ski de randonnée et freeride.

Ici au 2 Alpes, petites propagation d’une couche fragile temporaire :

Cartographie Systémique de Vigilance (CSV)

Depuis quelques années, on entend de plus en plus parler de la CSV – Cartographie Systémique de Vigilance.

C’est un moyen que je trouve très intéressant pour impliquer tous les participants, sans aucune exception, lors d’une sortie en ski de randonnée.

Du professionnel du ski de randonnée à l’amateur, c’est un excellent outil pour se réunir et préparer votre journée en montagne.

Voici le lien du site de l’inventeur de cette méthode, toute simple mais très importante à mon sens.

Je vais essayer de l’appliquer de plus en plus lors de mes prochaines sorties en ski de randonnée, mais aussi pendant mes voyages à ski.

Raid à ski dans le massif du Mercantour

Voici les photos d’un très beau raid à ski dans le Mercantour, réalisé il y a quelques années.
Jeune guide à l’époque, nous devions initialement partir pour effectuer le tour du Grand Paradis, un autre superbe raid des Alpes. Mais la météo n’était pas au rendez-vous.

J’avais alors changé les plans pour skier « à la maison », dans le Mercantour l’un des seuls coins des Alpes où le beau temps était annoncé pendant six jours consécutifs.

Comme le groupe de skieurs que j’encadrais, j’avais été surpris, en plein cœur de la saison de ski de randonnée, par le côté sauvage du massif du Mercantour.

Je m’en souviens encore : c’était grisant de skier cette belle neige de printemps, face à la mer, dans un massif loin d’être à sous-estimer.
Ici, c’est raide, les options pour passer d’un refuge à un autre sont multiples, les ingrédients parfaits pour faire partie des grands raids à ski des Alpes.

Ajoutez à cela la possibilité de rejoindre le départ du raid en bus et en train, et vous obtenez une aventure à la fois accessible et inoubliable.

Voici donc les images de notre raid à ski dans les Alpes-Maritimes.

Cette année, nous y retournons, du 22 au 27 mars 2026, pour parcourir à nouveau ces belles montagnes du Sud.

Voyage ski de randonnée au Groenland région de Nuuk

Retour du Groenland en images

Un voyage qui nous aura fait vibrer du début à la fin.
Entre rebondissements improbables et imprévus techniques — j’ai découvert pour la première fois ce que sont les vrais bugs en voyage , cette aventure restera gravée.

Heureusement, j’étais entouré des bonnes personnes : bienveillantes, flexibles, toujours prêtes à s’adapter. Grâce à elles, chaque difficulté s’est transformée en opportunité.
Ce voyage a finalement dépassé toutes nos attentes.

Vibrer au rythme du Groenland

Le Groenland, c’est cette ambiance unique, brute et magnétique.
Voici ce qui nous a fait vibrer cette année :

  • La découverte de la vie locale
  • Les baleines surgissant entre deux fjords
  • Les bébés icebergs à la dérive
  • Une neige tantôt incroyable, tantôt capricieuse
  • Et une fin en beauté, comme l’an dernier, avec un superbe couloir

Ce territoire est sauvage, imprévisible, puissant. Chaque année, il nous surprend un peu plus.

Escapade à Nuuk : une autre facette du Groenland

Cette année, nous avons aussi exploré une nouvelle région : les fjords de Nuuk, capitale du Groenland.
Une expérience bien différente de celle de la région de Maniitsoq, que je connais mieux. Mais tout aussi spectaculaire.

Des paysages grandioses, une lumière très particulière, et une ambiance plus urbaine — tout en restant profondément connectée à la nature.

Être à Nuuk permet aussi une approche culturelle enrichissante.
Nous avons visité le musée national, une belle plongée dans l’histoire et les traditions de cette terre du bout du monde :
Des cultures inuit aux influences danoises,
Des récits de chasse et de survie,
Des objets du quotidien transformés en art.

Un bel équilibre entre aventure sur les pentes et immersion culturelle.

À venir : un nouveau format pour 2026

 L’an prochain, je proposerai un nouveau format de voyage :
Départ depuis un petit village côtier
Accès aux pentes chaque jour en taxiboat
Une immersion plus proche de la culture locale
Et moins de dépendance à la logistique parfois compliquée des zones très isolées

L’idée est simple : plus de proximité, plus d’authenticité, plus de souplesse.

Merci

Un immense merci à toutes les personnes qui ont rendu cette aventure possible.
De la logistique aux échanges humains sur place, en passant par les moments de joie et d’adaptation.

À très vite pour la suite de l’aventure !